Publié par : Mehdi | novembre 1, 2008

L’abécédaire du son : B comme…

B comme…Barack Obama : Pendant la dernière élection présidentielle française, on a senti une sorte de mobilisation de la part des rappeurs. Les « rappeurs conscients » (Kery James et Disiz en tête) ont appelé à voter Ségolène, les potes de Besancenot (Monsieur R, Joey Starr) se sont rangés aux côtés de la LCR, et Rost disait préférer Le Pen à Sarkozy. Ce qui frappait c’était justement qu’il s’agissait davantage d’une mobilisation contre Sarkozy (sûrement le patronyme le plus sollicité dans les textes de nos rappeurs hexagonaux depuis 5 ans) qu’en faveur d’un personnage politique quelconque.
A ce titre, l’élection du futur président américain est radicalement différente. S’il reste toujours 2 ou 3 marginaux, l’immense majorité du hip hop américain s’est prise de passion pour Barack Obama. Des poids lourds du mouvement (Jay-Z, Nas ou encore Scarface) aux nouveaux venus, blancs ou noirs, tous supportent ouvertement Barack Obama. Célèbre romancière noire américaine, Toni Morrison avait à l’époque déclaré que Bill Clinton était le « premier président noir ». Elle n’imaginait pas l’ampleur de l’espoir que susciterait la candidature d’Obama une quinzaine d’années plus tard.

B comme…Béllanger : A voir ici.

B comme…Benzino : Où l’homme qui aurait fait baissé le niveau de « The source », mené une campagne –ratée- contre Aftermath et sorti plusieurs projets-ratés eux aussi- en tant que rappeur. En réalité, les choses semblent un peu différentes. Premièrement, si rien ne nous permet de faire un lien entre la campagne anti 50 Cent/Eminem/Jimmy Iovine menée par Benzino et les problèmes que rencontrent actuellement Aftermath, on peut présumer, qu’à un moment, avoir l’ex-magazine hip-hop de référence contre soi n’a pas aidé. Et même si c’est faux, nul doute que Benzino se plairait à présenter les choses de cette manière. Deuxièmement, Benzino n’a pas sorti que des mauvais morceaux. Et troisièmement, grâce ou à cause de lui, Eminem a sorti quelques fameux diss tracks. Oui, en fait, ce petit paragraphe sur Benzino n’est qu’un prétexte pour parler d’Eminem.
Eminem ‘The sauce’ : « When the mics used to mean somethin, a four was like you were the shit, now its like the least you get
three and a half now just means you a piece of shit four and a half or five, means you Biggie, Jigga, Nas or Benzino. »

Eminem ‘Nail in the coffin’ : « What you know about bein bullied over half your life? Oh thats right, you know what thats like, your half white. »
Eminem ‘I got a riddle’ : Celui-ci est arrivé juste après un numéro incendiaire de « The source » survenu à la suite de l’affaire de la cassette sur laquelle Eminem avait des propos racistes. On y présentait Em’ avec une coupe punk, ses anciens potes étaient unanimes pour dire qu’il n’avait jamais eu de copine Noire, que ce freestyle n’était ni plus ni moins que de la haine gratuite et qu’Eminem retrouvait régulièrement ses collègues pour ce qu’ils appelaient « The racist rap hour ». Voilà donc la réponse qu’Eminem avait donné à l’époque.

B comme…Beanie Sigel : : Encore un type qui est resté dans l’ombre d’un autre. Un peu à la manière d’un AZ, Beans est un rappeur exceptionnel qui ne sera jamais une star. Sur ‘Diamonds are forever remix’, Jay-Z avait cette rime « Bleek could be one hit away his whole career/As long as I’m alive, he’s a millionaire » . Si Beanie Siegel est beaucoup moins dependant de la carrière et du talent de Jay-Z que l’auteur de « M.A.D.E », il n’en demeure pas moins qu’il reste un rappeur estampillé Rocafella. « The truth » et « The reason », ses deux meilleurs opus, font d’ailleurs partie des sorties les plus emblématiques de la période faste du label : Just Blaze, Kanye ou encore Bink en concepteurs sonores, quelques clips marquants et un casting 5 étoiles niveau invités.
Récemment, les choses étaient un peu plus compliquées pour le Mac Man. On l’a vu faire quelques aller-retour en prison. On l’a vu, à moitié éveillé, critiquer la dégaine de Kanye West et de Pharrell. On l’a vu, enfin, sortir un dernier album solo, « The solution », en deçà de ses précédentes galettes. Et même si le morceau n’était pas spécialement mauvais, l’association avec James Blunt sur ‘Dear Self (Can I talk to you)’ était…déroutante.

B comme…BIG : Tout le monde ne s’est pas affublé de pseudonymes aussi originaux que Ghostface Killer ou Ol’ Dirty Bastard. Entre les MC X, Lil’ Y et Big Z, pas facile de s’y retrouver. Petit passage en revue de certains d’entre eux :
– Les vrais Big : Quand on voyait Big Pun ou Biggie, impossible de ne pas être impressionné par leur stature. Big par la taille et, bien évidemment, par le talent. Aujourd’hui, on pleure encore ces deux légendes qui avaient également comme point commun d’avoir le même prénom et qui ont laissé au moins 3 pièces majeures avec « Capital punishment » d’un côté et « Ready to die » et « Life after death » de l’autre.
– Big daddy Kane : Maradona du rap, Kane rappait déjà en 89 comme certains peinent à le faire aujourd’hui. Punchlines à la pelle et flow de dingue (mais pour de vrai lui), Bid Daddy Kane est un des premiers à avoir donné ses lettres de noblesse à ce qu’on appelle aujourd’hui le rap blinb bling. Kane ne se contentait pas de flamber dans ses clips et sur des pochettes du plus bel effet, il le faisait en plus avec brio. Sacrée présence en tout cas.
– Big L : Il avait une carrière toute tracée devant lui. Après un premier album renversant (oui, certaines prods ont mal vieilli…Mais franchement, on pourrait presque le réécouter a cappella ce disque), tout le monde le voyait signer chez Rocafella, ralentir son flow, empocher le jackpot et devenir le roi de New york. Et puis le destin en a voulu autrement. Assassiné alors qu’il n’était même pas la cible du meurtrier, qui plus est pratiquement au même endroit que là où il posait pour la cover de son premier album, Lamont Coleman fut stoppé en plein vol. C’est maintenant qu’il faut citer Eminem (il faut avouer que l’annonce d’un nouvel album du blondinet m’a poussé à me replonger dans sa discographie ces derniers jours) : « Take some Big and some Pac and you mix them up in a pot/Sprinkle a little Big L on top, what the fuck do you got?/You got the realest and illest killaz tied up in a knot/The Jugganautz of this rap shit like it or not »
– A l’ombre : Parmi les Big, il y en a qui ont connu une carrière moins flamboyante parce qu’éternellement dans l’ombre d’aînés plus talentueux.
° Big Noyd : « Hey yo Big Noyd »…Tout le monde se souvient de son apparition lors du génial ‘Give up the goods’. Big Noyd n’en est pas resté là et a sorti deux albums dont le très bon « Episodes of a hustla ». Forcément associé à Mobb Deep, il aura eu du mal à se bâtir une véritable carrière solo.
° Big Syke : Dans le genre aîné talentueux, Tupac n’était pas mal non plus. Du coup, Big Syke est lui aussi davantage retenu pour ses apparitions sur « All eyez on me » ou le très bon « Until the end of time » que pour ses projets solo. D’après les rumeurs qui circulent depuis quelques années (et selon Wikipedia), il ferait actuellement partie du G-Unit, division West. A voir.
° Big Shug : Pour lui, c’est le nom de Gangstarr qui le poursuivra jusqu’à la fin de ses jours. Il faut dire qu’il le cherche un peu aussi puisqu’en plus d’apparaître sur « The ownerz », « Moment of truth », « Hard to earn » et les deux premiers volumes de Jazzmatazz, Dj Premier a produit sur tous ses projets individuels. « Otherside of the game » est son nouveau disque dont le premier single, ‘My boston’, est produit par…Dj Premier.

Pas de prétention d’exhaustivité bien sûr et des Big il y en a d’autres :Big Boi, Big Pooh, Bigg Jus, Big Tymers, Big Melo, Big Mike, Big Kuntry, Big Hutch, Big Moe…

B comme…Booba : Forcément. Et, en même temps, tout a été dit et écrit sur celui qui se présentait il y a quelques années comme « le bitume avec une plume ». Alors je me contenterai de relayer ce qu’un ami m’a fait remarquer il y a peu. Au moment du refrain de ‘Ecoute bien’, Booba dit que son nom est « stické sur tous les murs du 16 aux Halles ». Je ne sais pas si c’était vraiment le cas à l’époque de « Temps Mort ». Ce qui est sûr c’est que, deux ans après « Ouest side » et moins d’un mois avant « 0.9 », ça me paraît plus juste que jamais. A l’époque de ‘Pas le temps pour les regrets’ et des survêts Lacoste, il aurait été difficile d’imaginer des vagins haute couture (copyright Jean-Eric Boulin in « Supplément au roman national ») chanter à qui voulait l’entendre qu’on « est venu tiser, claquer du bif, pas d’embrouilles man, pas de litiges ». Aujourd’hui, on peut désormais trouver Booba dans tous les quartiers. A ce titre, le rappeur de Boulbi est, comme Iam, Solaar et Gyneco ont pu l’être à une époque, un des rares Mc’s français véritablement crossover.

B comme…Brown, James Brown :

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Responses

  1. T comme… Tania, casse couille, adorable, caline, borné, elegante, parfois pas très rafinée ni élégante, aime rire et parler, surkiff son telephone, fume mais doit arrêter, elle est folle mais serieuse et enfaite elle est contradictoire, elle kiffe les photos, et la musique berce ses journées et ses nuits, enfin bref un personnage qui n’aime pas trop son nez et qui n’aime que les blanc non pas qu’elle soit rasiste.


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