Publié par : Mehdi | novembre 8, 2009

Hall of fame 2008

Si vous projetez de faire des visites régulières sur notre modeste bouzin, vous vous rendrez compte que l’on adore les classements inutiles et stupides. Et quelques-uns bien corsés sont en préparation. En attendant, après les films les plus attendus de 2009, il est logique de revenir sur la belle année cinématographique qui vient de s’écouler.
Avertissement : ce classement, comme tous ceux que vous lirez ici, est évidemment subjectif et forcément erroné. En effet, je n’ai malheureusement pas eu la chance de voir tous les films sortis en 2008 donc certains manqueront immanquablement à l’appel. Je ne suis même pas convaincu d’avoir pensé à tous les films que j’ai vu alors…


15. Le crime est notre affaire
Réalisation : Pascal Thomas
Distribution : Catherine Frot, André Dussolier, Claude Rich…

18981584_w434_h_q802

Agatha Christie, « Le chien des Baskerville », « les Dix petits nègres« …Toute une époque, toute une enfance. Agatha Christie c’est le compromis parfait pour réconcilier parents, qui se plaignent du manque de curiosité et de culture de leurs bambins, et enfants qui pensent avoir mieux à faire qu’à se taper 400 pages alors que le dernier Mario est sorti sur Super Nintendo que le dernier Naruto est disponible en streaming. Auteur renommé, Agatha Christie est dans les bonnes grâces des parents tout heureux de voir leur enfant dévorer le livre d’une pointure. Pour les plus jeunes, lire Agatha Christie est un vrai divertissement. La formule magique quoi.
Et on ne peut qu’être content de voir que les œuvres de la romancière britannique sont adaptées avec succès par un réalisateur complètement franco-français : Pascal Thomas. Après « Mon petit doigt m’a dit » et « L’heure zéro », « Le crime est notre affaire » est une jolie réussite qui tient, il faut bien le dire, aux excellentes interprétations du duo Dussolier/Frot. Avec une mention spéciale pour la dame, une nouvelle fois impériale.

14. J’ai toujours rêvé d’être un gangster
Réalisation : Samuel Benchetrit
Distribution : Edouard Baer, Anna Mouglalis, Jean Rochefort, Arno, Alain Bashung…

j_ai_toujours_reve_d_etre_un_gangster1

On en a parlé ici.

13. Braquage à l’anglaise (The Bank Job)
Réalisation : Roger Donaldson
Distribution : Jason Statham, Saffron Burrows, Stephen Campbell Moore…

braquage-a-l-anglaise

Dommage. Vraiment dommage que Jason Statham reste catalogué dans des rôles de baroudeurs-à-gros-bras-qui-a-sacrément-bourlingué-et-qui-veut-secrètement-être-John-Mclane. Parce que dès qu’on lui donne l’occasion d’étendre un peu son registre, il est parfait. On l’avait vu briller dans les films de Guy Ritchie et puis se contenter d’empocher des chèques récompensant les gueules qu’ils fracassaient à longueur de bobines. Dans « Braquage à l’anglaise », il est parfait en braqueur désabusé qui tente un dernier coup désespéré avant de se retirer. Déjà vu ? Certes mais la réalisation classieuse de Donaldson et la distribution parfaite suffisent à nous faire passer un excellent moment. Et ne vous fiez pas au titre qui rappelle forcément le navet avec Mark Wahlberg. Je ne sais pas qui est le mec qui trouve des traductions pourries aux titres de films américains mais je veux sa peau.

12. Wall.E
Réalisation : Andrew Stanton
Distribution : Phillipe Bozo, Marie-Eugénie Maréchal…

wall-e20pixar

Quand une grosse machine hollywoodienne nous explique qu’il faut faire attention parce qu’à ce rythme là on va finir par saccager notre belle planète, on se demande si on se fout pas un peu de notre poire. Et puis, comme d’habitude, on se fait avoir, on se prend de passion pour Wall E et on se dit que, quand même, l’homme est un être sacrément irresponsable. ‘Sont forts ces ricains.

11. Phénomènes (The happening)
Réalisation : M. Night Shyamalan
Distribution : Mark Wahlbert, Zooey Deschanel, John Leguizamo

phenomenes1

JB, collègue de l’abcdr, chroniqueur fou, webmaster de génie et beatmaker de talent en a remarquablement parlé ici.

10. Les deux volets Mesrine
Réalisation : Jean-François Richet
Distribution : Vincent Cassell, Cecile de France, Gérard Lanvin, Olivier Gourmet, Ludivine Sagnier…

mesrine_2

Même si l’histoire de Jacques Mesrine est du pain béni pour le cinéma, il y avait de quoi avoir peur. Peur que le réalisateur de « Ma 6-T va cracker » ne soit pas à la hauteur. Peur que le film enjolive un peu le personnage de Mesrine et demeure évasif sur ses zones d’ombre. Peur que l’exercice cinématographique aille au plus sulfureux sans prendre le temps de rentrer dans la complexité du personnage.
Et bien nous étions mauvaises langues. Les deux films sont de franches réussite, portés, une fois de plus, par un extraordinaire Vincent Cassel. En attendant le César ?

9. L’échange (Changeling)
Réalisation : Clint Eastwood
Distribution : Angelina Jolie surtout, John Malkovich un peu.

20080520lechange

Si vous n’avez pas encore vu ce film, attendez la sortie DVD. Si vous êtes impatients, téléchargez le sauvagement sur mininova et, avant de le regarder, répétez-vous intérieurement la phrase suivante : « Angelina Jolie était une Lara Croft pitoyable ». Vous n’en serez que davantage bluffés par sa prestation qui ressemble à une parfaite rampe de lancement pour un Oscar.

8. Soyez sympas, rembobinez (Be kind, rewind)
Réalisation : Michel Gondry
Distribution : Jack Black, Mos Def, Danny Glover, Mia Farrow, Sigourney Weaver…

soyez-sympas-rembobinez

Outre le fait que Michel Gondry ait réalisé un des films les plus bouleversants de tous les temps, il a exaucé avec « Soyez simpas, rembobinez » le rêve de tout spectateur. Honnêtement, qui n’a jamais rêvé de rejouer les scènes de ses films favoris ? Ici, l’explosif Jack Black et le toujours très classe Mos Def s’en donnent à cœur joie, reprenant les meilleurs moments, parmi d’autres, de « Ghostbusters » ou « Rush Hour ». Beaucoup de jolis moments, un Danny Glover attendrissant, une Sigourney Weaver détestable et un happy end en bonne et due forme, « Be kind, rewind » est un beau film.

7. Rec
Réalisation : Paco Plaza, Jaume Balaguero
Distribution : Manuela Velasco, Ferran Terraza…

rec

Faisons simple : le film le plus flippant que j’ai vu dans ma misérable existence. Et je ne suis franchement pas du genre à avoir peur devant un film. Oui, je fais partie de ces gens qui se frottaient nonchalamment le menton au moment de l’auto-découpage de panard dans « Saw ». Mais là…J’avoue avoir sursauté sur mon siège. Dément.

6. Vicky, Cristina, Barcelona
Réalisation : Woody Allen
Distribution : Scarlett Johansson, Javier Bardem, Rebecca Hall

vicky-cristina-barcelona

Il y a un nouveau Woody Allen. Depuis « Match point », il ne tourne plus à New York. Après avoir occupé Londres 3 fois, Woody pose ici le pied à Barcelone. Un nouveau Woody Allen aussi car ses films ont, aujourd’hui, une toute autre allure. Mis à part dans « Scoop », Woody ne joue plus uniquement sur la subtilité de ses dialogues pour tenir éveillé le spectateur. Non, le réalisateur de « Annie Hall » a mis de côté ses obsessions psychanalytiques et ses tirades enflammées. Après le film le plus immoral de tous les temps, une enquête décapante et diablement saugrenue et une drôle de déception, « Vicky Cristina Barcelona » est presque un nouveau départ pour le binoclard. Jamais, il n’avait fait un film aussi coloré et passionné. Si l’amour est si souvent compliqué, c’est peut-être parce qu’on refuse de le vivre simplement. C’est ce que j’ai compris/retenu du film. Et si ça n’était pas le but recherché, tant pis.

5. Tonnerre sous les tropiques (Tropic thunder)
Réalisation : Ben Stiller
Distribution : Ben Stiller, Robert Downey Jr, Jack Black

tonnerre

Comédie de l’année. Period.

Et je n’aurai jamais pensé trouver Tom Cruise épatant dans un film.

4. Two lovers
Réalisation : James Gray
Distribution : Joaquim Phoenix, Vanessa Shaw, Gwyneth Paltrow

two_lovers_6

On en a parlé ici.

3. Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Réalisation : Tim Burton
Distribution : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman

sweeney-todd-2-1024

Demandez toujours comment sont faîtes les tourtes que vous vous apprêtez à manger.

Faisons dans le convenu : le duo Tim Burton/Johnny Depp est un sérieux gage de qualité. Et « Sweeney Todd » est peut-être leur collaboration la plus aboutie. Entre comédie musicale et film d’horreur, le film part dans tous les sens nous arrachant des rires à peine retenus avant de nous horrifier la minute suivante. C’est superbement filmé, magnifiquement joué mais ça c’est normal. Une pépite.

2. The Dark Knight
Réalisation : Christopher Nolan
Distribution : Christian Bale, Heath ledger, Aaron Eckhart, Michael Caine, Morgan Freeman, Maggie Gyllenhaal

2008-the-dark-knight-batman-movie-poster-8

En vérité, on sait tous que c’est le film de l’année. Mais bon, il fallait bien que classement ait une raison d’exister. Il aura au moins le mérite d’avoir un champion différent des autres.

Sinon, « The Dark Knight » c’est juste un classique. Tout le monde l’a dit, de « Rolling Stone » à « Empire », en passant par « Theater of the Mind ».

1.Bons baisers de Bruges (In Bruges)
Réalisation : Martin Mcdonagh
Distribution : Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes, Clémence Poésy, Jérémie Rénier

bons_baisers_de_bruges0

Pour un premier long-métrage, Martin Mcdonagh a réalisé un coup de maître. L’histoire est simple mais il fallait y penser. Prenez une ville chiante à mourir : Bruges (oh ne venez pas me dire le contraire, quiconque a déjà emmené sa copine là-bas un samedi après-midi sait qu’on ne peut pas envisager sérieusement d’y vivre). Joli paysage, belle église mais un calme plat. Bouleversez-tout ça en y catapultant des tueurs à gages à la gâchette facile.
Ca c’est pour la phrase d’accroche mais en réalité c’est un petit peu plus compliqué que ça.
« Bons baisers de Bruges » c’est un Colin Farrell épatant en tueur à gage inexpérimenté et paumé, traumatisé par une première mission qui s’est terminée en fiasco total. Ses mimiques font mouche à chaque fois et l’acteur irlandais se révèle étonnamment attachant tout le long du film. Brendan Gleeson est parfait en mentor résigné à accomplir son sale boulot. Ralph Fiennes n’apparaît que dans les trente dernières minutes mais il les illumine complètement. Un trio d’acteurs parfait, une actrice avec un nom de famille délicieux, des rires, des pleurs, des balles, de la haine et de l’amour.
A voir ABSOLUMENT en VO.

Prix spéciaux pour « Indiana Jones et le Royaume du Crâne de cristal » (parce qu’on a tous voulu devenir archéologue à cause d’Harrison Ford) et Ellen Page, épatante en Juno Mcguff.

Commentaires, classements persos, contestations et insultes infâmes sont évidemment les bienvenus.

Billet paru sur le blog Theater of the Mind.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :