Publié par : Mehdi | novembre 8, 2009

Interview : Youssoupha.

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Avec « Sur les chemins du retour », Youssoupha s’apprête à affronter l’étape difficile du deuxième album. L’occasion pour nous de nous entretenir avec lui sur ce nouveau projet mais de revenir également sur ses débuts avec le Ménage à 3, son premier street-CD, son expérience chez Popstars ou la féroce polémique qui l’a opposé à Eric Zemmour.

Abcdr du Son : Ton père Tabu Ley Rochereau était un musicien très connu dans les années 70. As-tu été bercé dans la musique et su très tôt que tu en ferais ton métier ?

Youssoupha : S’il devait y avoir un rapport artistique entre mon père et moi, il ne pourrait qu’être dû aux lois de la génétique. Même si je le croisais de temps en temps, je n’ai pas grandi avec mon père, mes parents se sont séparés quand je n’étais même pas encore en maternelle. On ne peut pas dire qu’il m’a transmis quelque chose. Malgré tout, c’était vraiment un amoureux de la musique et je pense qu’il doit se passer quelque chose de génétique. Même si je ne pourrai pas faire le tiers du quart du dixième de ce qu’il a fait parce que c’était un artiste vraiment reconnu et qui a marqué la variété africaine, j’ai cette même passion. Je ne vois pas d’autre explication que les lois de la génétique.

A : Comment es-tu venu au rap ? Quels sont les premiers albums qui t’ont marqué ?

Y : Le rap n’est pas la musique avec laquelle j’ai grandi, bien au contraire. J’ai grandi à Kinshasa dans les années 80 et le rap n’y était pas très bien relayé. Quand je suis arrivé en France vers 9-10 ans, j’écoutais surtout la musique du bled et Michael Jackson. Le rap est venu après. Comme tous mes potes de Cergy, je regardais la télé et les premiers trucs qu’on voyait c’était Vanilla Ice, MC Hammer etc. D’où ma punchline sur ‘A force de le dire’ quand je dis « J’fais pas le gangster, ça c’est véridique, notre génération a trouvé le rap français à travers Benny B ». Il y a beaucoup plus de rappeurs qui ont connu le rap à travers Benny B qu’il semble y en avoir. Personne n’en parle jamais, comme s’il n’avait jamais existé, alors que je me souviens que les jeunes de mon âge écoutaient tous ça. Aujourd’hui, il n’en reste rien et ça fait peut-être partie des complexes du rap français. Je ne dis pas qu’il n’y avait que ça mais à l’époque j’écoutais aussi bien Benny B que NTM. Je passais de « Qu’est ce qu’on fait maintenant ? » à « C’est clair, t’as le toucher nique ta mère ». Je ne cherchais pas à hiérarchiser les rappeurs et à déterminer qui était vrai et qui ne l’était pas. Après effectivement, on s’est davantage posé la question quand des groupes comme NTM et IAM ont recadré les choses et que le rap s’est diversifié avec Solaar, Rapline etc. Ensuite, on est passé à un rap plus consistant.

Lire la suite de l’interview.

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